Faux profils, messages malveillants, publications diffamatoires, usage frauduleux de votre nom ou de vos photos : les atteintes commises en ligne laissent presque toujours des traces. Encore faut-il savoir les identifier, les relier entre elles et les conserver de manière exploitable. C’est précisément l’objet de la cyber-enquête en sources ouvertes, ou OSINT.

L’OSINT : comprendre l’enquête en sources ouvertes face au harcèlement et à l’usurpation d’identité

 

L’OSINT (Open Source Intelligence, ou renseignement d’origine sources ouvertes) désigne la collecte, le recoupement et l’analyse d’informations accessibles légalement à tous. Il ne s’agit ni de piratage, ni d’intrusion, ni de surveillance occulte : l’enquêteur exploite uniquement ce qui est publiquement disponible, mais il le fait avec méthode.

Cette méthode fait toute la différence. Une information isolée est rarement probante. Mise en perspective avec d’autres éléments, datée, authentifiée et documentée, elle peut devenir un indice sérieux.

Qu’est-ce que l’OSINT ?

Quelles sont les sources exploitées ?

 

Parmi les sources ouvertes couramment analysées :

  • les réseaux sociaux et leurs contenus publics (profils, publications, commentaires, métadonnées visibles)
  • les sites internet, forums, blogs et plateformes d’avis
  • les annuaires, registres publics et bases de données ouvertes
  • les archives en ligne et les versions antérieures de pages web
  • les images, que l’on peut comparer, dater et situer à partir d’éléments visibles

En quoi l’OSINT aide-t-il les victimes de harcèlement ou d’usurpation d’identité ?


L’usurpation d’identité en ligne est une infraction pénale en droit français, de même que le harcèlement moral commis par le biais d’un support numérique. Les conséquences peuvent être lourdes pour l’auteur, ce qui explique l’importance de dossiers solides.

Dans ces situations, la difficulté tient souvent à l’anonymat apparent de l’auteur et à la dispersion des preuves. L’enquête en sources ouvertes permet notamment de :

  • identifier le lien entre plusieurs faux profils ou comptes qui semblent indépendants
  • retracer l’origine et la chronologie d’une publication ou d’une campagne de harcèlement
  • authentifier un contenu (message, image, profil) et en établir la date
  • évaluer l’ampleur de l’atteinte : où sont diffusés vos informations, vos photos, votre identité
  • réunir des éléments permettant à votre avocat de déposer plainte ou de saisir le juge

Ce que l’enquêteur peut faire, et ce qu’il ne peut pas faire


Les activités de recherches privées sont encadrées par le Code de la sécurité intérieure et exigent une autorisation délivrée par le CNAPS. Dans ce cadre, l’enquêteur agit dans le respect de la loi.


Il peut analyser des informations publiques, les recouper, les dater, les consigner dans un rapport et collaborer avec votre avocat.


Il ne peut pas pirater un compte, accéder à une messagerie privée, contourner un mot de passe ou intercepter des communications. L’accès frauduleux à un système informatique est lui-même un délit. Une preuve obtenue de cette façon serait non seulement inutilisable, mais elle exposerait aussi celui qui l’a recueillie.

L’appréciation de la valeur des éléments de preuve revient toujours au juge.

Les premiers réflexes à adopter

 

Avant même de contacter un enquêteur, quelques gestes préservent vos droits :

  1. Ne supprimez rien, même si le contenu est pénible à relire.
  2. Faites des captures d’écran complètes, avec l’adresse de la page (URL), la date et l’heure visibles.
  3. Notez les noms de profils, identifiants et liens des comptes concernés.
  4. Ne répondez pas et n’engagez pas de discussion avec l’auteur présumé.
  5. Signalez les contenus aux plateformes concernées, et à la plateforme gouvernementale PHAROS pour les contenus illicites. Pour les mineurs victimes de cyberharcèlement, le numéro 3018 est disponible.
  6. Envisagez un constat par un commissaire de justice (anciennement huissier) lorsque le contenu risque de disparaître.
  7. Consultez un avocat pour envisager une plainte.

Le rôle de l’Agence Athoms

Questions fréquentes

Cela dépend des éléments disponibles. L’OSINT peut établir des liens et fournir des pistes sérieuses, mais l’identification formelle relève de la justice, qui peut obtenir des données auprès des plateformes.

Il peut être produit comme élément de preuve, sous réserve de sa loyauté et de l’appréciation du juge. C’est pourquoi la méthode et le respect de la loi sont essentiels.

Il peut être produit comme élément de preuve, sous réserve de sa loyauté et de l’appréciation du juge. C’est pourquoi la méthode et le respect de la loi sont essentiels.

Notre accompagnement

Notre intervention s’organise en quatre temps :

  1. Étude de votre situation et des éléments que vous détenez
  2. Recherches en sources ouvertes, avec recoupement et analyse
  3. Sécurisation des éléments : datation, authentification, constat si nécessaire
  4. Remise d’un rapport structuré et sourcé, que votre avocat pourra utiliser dans votre procédure

Nous travaillons avec discrétion et dans le strict respect du cadre légal.

Nous contacter

 

Vous ou votre avocat contactez notre agence par courrier, par e-mail ou par téléphone. Le premier échange est gratuit, confidentiel et sans engagement.